Je ne dénombre hélas plus le nombre de fois ou j'eus quelques ressemblances avec les moustachus peuplant le village d'Asterix, car possédé par l'inébranlable sensation que le ciel ne tarderait pas à me tomber sur la tête, et qu'il me serait impossible, au vu de la circonférence bien maigre de mes bras, d'empêcher sa descente funeste ne serait-ce qu'un instant. Le temps d'apprécier une dernière fois la vue qui s'offrirait à moi ainsi que les personnes qui s'y trouveraient, le temps de respirer une ultime bouffée d'air frais et le temps de prendre conscience que tout prendrait bientôt fin.
Something's coming up
Something's coming up
My friend
My friend
The only way to live in a world that doesn't care
Of how you could breathe in a non dreaming air
Is to believe in the next day, see beauty everywhere
Something's coming up
Something's coming up
My friend
My friend
Alors oui, c'est une escroquerie que de laisser l'impression d'une force certaine quand il ne s'agit que d'une paresse évidente. Oui, les serments rigoureux qu'on a reçu quant au mensonge et autre blabla habituel nous martèlent le cerveau et nous pousse à ne rien cacher. Mais au final, si quelqu'un nous découvre, s'il s'avère magicien et qu'il provoque la chute du ciel sur notre tête, ce ne sera qu'une occasion nouvelle de réutiliser ce schéma, que la terre, dans sa largeur presque infinie, nous offre. Le goût de la merde a parfois des saveurs inconnues, tant qu'on ne s'y engouffre pas avec une telle ferveur qu'elle serait capable de modifier drastiquement les autres délices qui la précédaient.
AaRON - Birds In The Storm