Prétendre ou même espérer qu'un évènement de grande importance n'aura aucun impact sur soi, et inversement, est une chose profondément stupide. Je ne m'en suis aperçu que dernièrement, lorsque l'accès à cette porte que je convoitais me fut tout bonnement refusé. Le seul problème, c'est que je suis bien incapable de discerner sous quel joug se trouve mon esprit, à savoir si ce refus catégorique ne provoque rien quand il devrait me détruire, ou s'il me provoque une grande peine alors qu'il n'est à la vérité pas si considérable. Ne suis-je après tout pas le mieux placé pour savoir ce que je ressens? Est-ce donc vrai qu'il n'existe qu'autrui pour formuler sur soi une analyses tangible? Je n'y ai jamais cru et n'y crois toujours pas, peut-être à cause de l'indépendance farouche que se veut obtenir mon esprit. Sans doute, même.
Pourtant, les faits sont là : Je me sais peiné. Cela devrait m'orienter vers la seconde éventualité, mais j'ignore si la peine en question n'est pas que la résultante directe de mon incapacité à justement déterminer ce qu'il m'arrive, à délimiter le début et la fin de mon ressenti. Je ne sais rien. L'envoi simple de ce colis m'avait provoqué une telle joie et avait alimenter de manière si forte mes espoirs, ainsi que les craintes qui les accompagnaient quant à l'hypothétique impossibilité de leur concrétisation, qu'il me plonge dans un état d'incompréhension : car il devrait y avoir quelque chose, et non un espèce de mystère bizarre, que l'on croirait tout droit sorti d'un poème de Rimbaud. Bizarre est d'ailleurs l'unique qualification trouvée.
Tout ce que contenais ce colis n'était pas simplement la fin d'un d'un travail acharné qui s'étendait sur une période infinie, c'était la première conclusion d'une perspective sur laquelle se base qui je suis. Son refus ne jette guère au feu ni ne fait vaciller la définition que j'établis de ma personne, car les fondement d'un état sont en général, et c'est mon cas, bâtis depuis des années et ont montré une incroyable résistance face à des milliers d'intempéries. Mais d'un autre côté, tout édifice à une date d'expiration qui s'étend plus ou moins dans le temps. Cela peut prendre trois ans comme quinze. Lentement, une fissure apparait sur chaque brique pour n'en former qu'une énorme qui vient fendre la totalité du mur qui renversera le bâtiment.
Je crains que la première fissure ne soit intervenu, non pas à cause de ce que contenait le colis, mais plutôt de ce qui en découla, et que d'autres briques, plus massives et normalement plus solides, ne commencent à subir les mêmes effets.Observer la déchéance de sa définition n'est en soi rien d'inquiétant dans la mesure ou la métamorphose s'avère parfois, et souvent chez moi, bénéfique. Néanmoins, le bon déroulement de ce processus fut toujours dépendant d'une vision future, plus ou moins nette, de ce que serait mon apparence à la fin de ma transformation, une fois sortis du cocon transitoire dans lequel je me serai caché. Or, en cet instant précis, je n'aperçois que le néant au bout du chemin, et être capable d'arriver à me déterminer m'est indispensable : car j'aime à tout planifier et qu'un doute empêcherait la rigueur ainsi que la justesse de mes calculs, et par là, un sentiments de sécurité de s'y joindre également.
Voilà pourquoi éprouver un sentiment me parait aussi essentiel. J'ai la conviction qu'en réussissant à définir mon exacte émotion, je parviendrai à combler les fissures ou à les aggraver, et chacune de ces perspectives me convient entièrement. Parce que si ces fissures se réparent, cela me confortera dans la voie sur laquelle je me suis engagé et je ne trouverai guère d'inutilité à tout ce que j'ai accomplis jusqu'ici. Parce que si l'édifice s'écroule, quoique l'inutilité en question fera son apparition, ses ruines flatteront tellement mon énervement qu'il en récupérera une partie afin d'en construire un autre. Parce que j'en tirerai des leçons et que ce n'est jamais mauvais. Parce que ce sera quelque chose de palpable, de définissable et sur lequel je serai capable de mettre un nom. Parce que le doute s'envolera partiellement.
Je n'ai jamais cru, si ce n'est à mes débuts, à la faiblesse de mes édifices, allant parfois vers les sentiers de la vanité démesurée. Le fait qu'ils se fissurent à présent n'entache pas pour autant ledit orgueil, car je tourne sans vraiment m'en rendre compte la faute vers le récepteur de ce colis, en me persuadant que rien n'est à corriger dans mes constructions. Le manque de réponse me vient possiblement de là, comme il pourrait venir de tout ailleurs. Mais comme je ne crois pas non plus qu'une origine permette systématiquement une transformation, pas plus qu'elle n'est synonyme de compréhension immédiate, je n'en vois pas l'utilité. C'est ainsi que le doute s'installe et demeure. Je le savais. Je me persuadais d'avoir juste mis en place un nombre suffisant d'arguments à lui opposer. D'un autre côté, c'est toujours quand on se prépare le plus à quelque chose que ce dernier nous surprend d'avantage. Ça, j'aurai dû le savoir.
Merde.
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3 commentaires:
Mon cher et tendre... Je suis en accord à la fois avec ton style d'écriture qui s'améliore de jour en jour et, ces photos qui sont le fruit d'une apres-midi magique à tes côtés. CEPENDANT, l'echec et dans ton cas bien précis peut certes peiner mais pas reculer. C'est dur et je le sais très bien ton "colis" était -et est toujours- tout pour toi. Ton travail, tot ou tard sera récompensé, et tes pensées négatives s'estomperont..
J'ajoute que j'ai presque fini l'acte I (je sais, je suis lente -beaucoup de litté en cours-)
Ta mocheté qui tm profondément.
Que tu sois decu et peine est tout a fait normal. Mais tu dois te servir de cet echec pour avancer et prouver a tous que tu peux le faire. Tu as un talent, c'est certain. Ton ecriture s'ameliore a chaque nouvelles phrases.
Et rapelle toi aussi que tu n'as que 18 ans et que rare sont les gens qui sont publies a cet age la. Il n'empeche que tu peux le faire a force de travail. J'ai confiance en toi.
Quelle honte ! Je te tanne pour que tu mettes des nouveautés et je ne repasse pas avant supeeeer longtemps ! :/ Désolé !
Sinon je voulais te dire que j'ai reçu mon nouveau reflex et que comme ta "tête" m'inspirais beaucoup si te faire shooter par moi pouvait t'interesser n'hésite pas a me contacter par mail à unallersimpleauparadis(ar0bas3)hotmail(point)fr
;-)
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